L'agencement de bureaux face à la RT 2012

Des évolutions prometteuses en matière d'aménagement tertiaire

Au centre de problématiques croisées -confort visuel et acoustique, facilité de mise en œuvre, qualité de l'air intérieur -et d'une recherche esthétique de plus en plus prégnante, les produits et systèmes dédiés à l'aménagement et aux finitions affichent des caractéristiques en phase avec les enjeux environnementaux,

KytomEntré en vigueur le 10 juin 2007, le règlement Reach a changé la donne. Il a pour objectif de protéger la santé humaine et l'environnement face aux composés chimiques.

Les matériaux biosourcés représentent une alternative efficace dans la recherche de confort des usagers et dans l'amélioration des performances énergétiques. Principalement sollicités comme matériau destiné à l'isolation acoustique et thermique, les produits biosourcés se développent pour offrir de nouvelles solutions dans l'aménagement intérieur.

Grenelle 1 prévoyait de favoriser l'utilisation de matériaux biosourcés. C'est chose faite avec le nouveau décret (n02012-518), datant du 19 avril 2012, qui instaure le label "Bâtiment biosourcé", complété par l'arrêté du 19 décembre 2012 qui en définit les conditions d'attribution.

Ce label est destiné aux bâtiments neufs intégrant un taux minimal de matériaux biosourcés, à savoir des produits d'origine animale ou végétale (bois, chanvre, lin...). L'arrêté définit trois niveaux d'exigence en fonction d'un taux minimal d'incorporation de matière naturelle exprimée en kg/m2 de surface de plancher et selon le type d'usage du bâtiment (individuel, industrie ou autre type).

Le premier niveau exige l'utilisation d'au moins deux matériaux biosourcés remplissant des fonctions différentes.

Les deux autres niveaux exigent la mise en œuvre d'au moins deux familles de produits parmi les huit que constituent les isolants, les menuiseries, le gros œuvre ou encore les aménagements intérieurs.

La mise en place de ce label vise à « promouvoir l'utilisation de ressources de proximité, à dynamiser le tissu économique local et favoriser le développement et la structuration d'éco-industries dans les territoires, et à offrir un choix plus large aux aménageurs de bureaux et surfaces résidentielles.

De nouveaux matériaux à disposition des agenceurs

Malgré des normes d'accessibilité peu récentes, les produits sur le marche connaissent une évolution régulière. Aucune innovation particulière, mais certains produits sont améliorés pour faciliter la mise en œuvre ou encore pour leur conférer une plus belle esthétique.

Tous les fabricants possèdent désormais une gamme Accessibilité, que ce soit dans les équipements techniques comme les sanitaires ou les lavabos, mais aussi dans les huisseries, les serrures, les seuils ...

Parmi les nouveautés, les équipements répondant aux normes d'accessibilité sont de plus en plus nombreux. Les lavabos ou encore les robinets à détection deviennent abordables, alors qu'il y a quelques années ils étaient trois fois plus onéreux. Certains produits se sont généralisés, afin de répondre à la norme accessibilité comme les seuils de porte.

Il y a une prise en compte de l'esthétique, chose qui n'existait pas auparavant. Les portes Ellipse sont aussi un outil important, une alternative aux portes coulissantes, car il n'y a plus besoin d'encastrer la porte dans les murs. Les nouveaux produits sont à la fois plus confortables et conformes aux normes.

Développement des faux bois et faux métal

Dans la gamme des revêtements, le papier peint, les carrelages et le vinyle jouent les caméléons, imitent le bois, la pierre, le métal ou encore les matières comme le cuir. Désormais, le bois est remplacé par des revêtements de sol qui ont la même apparence, mais dont les propriétés mécaniques ne nécessitent aucun entretien.

Le carrelage en grès cérame imite, ainsi, à la perfection les parquets avec des nœuds et des veinures en relief. Disponible dans le format des lames de bois, il peut se poser selon les poses traditionnelles de parquet.

L'impression digitale permet aussi de nombreuses possibilités comme l'imitation des marbrures d'un marbre, sans jamais avoir de carreaux identiques. Du côté des revêtements de sol, le vinyle ou PVC s'est modernisé grâce à l'évolution des méthodes de pose, avec l'intégration de clips adhésifs se substituant aux colles.

Certains produits sont équipés d'une couche en polyester isolante du point de vue thermique et acoustique. Comme le grès cérame, le revêtement en vinyle prend lui aussi les apparences d'un vieux carrelage en pierre ou d'un parquet.

La peinture: une offre environnementale

Dans le domaine de la décoration intérieure, la peinture a fait un "come-back» extraordinaire ces dix dernières années. L'offre s'est considérablement enrichie et l'on trouve aujourd'hui une palette de décors très élargie, tant dans les aspects (mat, satiné, brillant), que dans les effets de matières ou dans les couleurs.

Cette profusion s'accompagne de deux tendances à l'opposé l'une de l'autre. La première, actuellement en perte de vitesse, vise à retrouver de "l'authentique" avec des produits censés rappeler les fonds structurés d'antan; la seconde, mise en avant dans des programmes télévisés populaires, fait la part belle aux décors très contemporains avec des jeux sur les couleurs, la lumière ou les textures.

Dans cette profusion, il est de plus en plus difficile de faire son choix tellement les critères sont nombreux.

Premier d'entre eux: la qualité de la peinture et sa compatibilité avec les diverses réglementations environnementales. Les peintures ont eu longtemps une mauvaise réputation, et les fabricants n'ont de cesse aujourd'hui de proposer une offre dynamique sur le plan environnemental.