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Les vorticelles (protozoaires)
" ..la délicate et séduisante vorticelle. La vorticelle, c'est " l'art nouveau " dans toute sa pureté. Brillante et rayonnante dans la lumière réfractée,
elle ressemble à une tulipe irisée, son globe oscillant à l'extrémité d'une tige invraisemblablement longue et fragile. C'est le sommet de la
délicatesse et de l'équilibre. Cela seul suffit : c'est la beauté pour la beauté. " (1)
" cette vorticelle forme une colonie très fortement liée…elle s'épanouit en un arbre élégant, surabondamment orné, d'où les cellules membres pendent comme les
clochettes du muguet. Le tronc et les branches de l'arbre sont bâtis par ces créatures minuscules en un effort communautaire, mais ce ne sont pas des parties
de ces cellules. Ils servent simplement de conduits pour le système de communication protoplasmique qui court de cellule en cellule. Une nouvelle colonie
commence lorsque l'un des protistes quitte l'arbre familial pour aller s'installer ailleurs par lui-même. Pendant les premières heures, il est libre, et c'est la
seule liberté qu'il goûtera jamais de toute sa vie. Il finit par trouver un endroit où s'installer, très souvent sous la carapace d'une tortue. Il doit certainement
être capable de distinguer les bonnes des mauvaises places, car il en essaye parfois plusieurs avant de se décider à commencer à construire.
Le pionnier commence par bâtir une tige sur laquelle il se perche et se divise pour la première fois ; une des cellules filles reste au sommet, l'autre se
trouve un peu déplacée sur le côté. C'est alors que l'arbre débute. Chacune des cellules filles situées sur un sommet se divise à nouveau, une des cellules
filles restant au sommet, l'autre passant sur le côté. Les cellules du sommet sont les bâtisseurs, ce sont elles qui continuent à fabriquer la tige et les branches
de l'arbre familial. Les cellules reléguées sur le côté sont purement décoratrices, leur seule tâche est d'embellir les branches.
Chaque cellule du sommet se divise, construit un petit bout de tige qu'elle connectera ensuite au câble général qui assure les communications, puis
elle se divise à nouveau. C'est ainsi qu'elle formera peu à peu une frondaison découpée tout aussi délicate que sa personnalité. Cet arbre peut
disparaître sur le champ à la moindre perturbation, si légère soit elle. En un instant, la base de l'arbre se contracte toute entière et il ne reste plus qu'un tas informe ". (1)
Toutes les vorticelles ne forment pas des colonies arborescentes. Chez certaines espèces, les pédoncules sont indépendants les uns des autres, et
chaque individu vit pour son propre compte.
" La vorticelle a un alter ego, presque aussi attirant mais moins sophistiqué. Chez celui ci, une longue fibre mince court le long de son pédoncule
transparent, et peut se contracter en créant un enroulement du pédoncule. Il se met alors à danser sur un ressort de verre comme un diable à ressort,
exquis et vraiment comique ". (1)
Stentor ceruleus (protozoaire)
" A l'œil nu, on n'aperçoit qu'un point bleu translucide, et on ne peut l'admirer dans toute sa beauté. C'est la réplique cellulaire de la fleur " gloire du matin ",
en forme de trompette évasée, rayée de bleu et de blanc. La plupart du temps, Stentor reste immobile, fixé par son pied à un support. Il se nourrit grâce
aux rangées de cils vibratiles qui créent des courants d'eau vers sa bouche, entraînant des particules comestibles ou non. Dans le dernier cas, elles
seront rejetées par un simple battement de cils, un battement inversé ; c'est la même technique que celle qu'utilise la paramécie pour s'éloigner d'un
milieu indésirable. Stentor se sert donc de ce réflexe commun d'inversion des cils pour évacuer la nourriture de sa bouche.
Un protozoologiste a déclaré que Stentor était " l'un des plus beaux animaux de l'existence ", et cela se pourrait bien. Elle est vraiment jolie cette trompette azur bordée
d'une petite frange mobile. Et il est, sans l'ombre d'un doute, le plus expressif et le plus gaulois des animaux, surtout lorsqu'il exprime ses petites
contrariétés. Comme tous les protistes, Stentor cherche l'environnement qui lui convient le mieux. Il a une préférence pour les zones ombragées ;
aussi, dans la pratique, on peut les rassembler en faisant une petite tâche d'obscurité dans un milieu éclairé. Mais c'est leur comportement lorsqu'ils
sont ennuyés, et leur capacité à communiquer leur agacement, qui les rendent si charmants. Essayons de troubler la paix d'un Stentor en le touchant
avec une aiguille, ou bien en secouant brusquement son support. La première chose qu'il va faire, c'est de se pencher en avant pour voir si l'intrus lui
semble appétissant. Bien qu'il soit dépourvu de dents et de mâchoires, il est capable de mordre furieusement et de maintenir avec fermeté un animal
pluricellulaire qui se débat sauvagement. Il peut, à l'occasion, arracher un morceau d'un autre Stentor. Si l'intrus lui paraît plein de promesses culinaires,
Stentor va essayer de l'aspirer pour le goûter. Cependant, si on continue à l'agacer en secouant toujours son support ou en le piquant vigoureusement avec
une aiguille émoussée, il va se retourner, comme la plupart d'entre nous le font lorsque quelqu'un lit notre journal par dessus nos épaules. Et si on l'ennuie
toujours, Stentor va choisir l'une des deux solutions suivantes :
- Il rentre en lui-même en enfonçant la bouche dans les épaules avec un geste terriblement humain. Puis, après un moment il décidera d'ignorer cet intrus
et ce dérangement en continuant de vaquer à ses occupations de Stentor. On dirait qu'il s'habitue à la nuisance et qu'il " apprend " que ces secousses et
ces piqûres ne sont pas dangereuses pour lui.
- Sinon, il décide de ne pas se montrer aussi tolérant, et il lèvera l'ancre. Il utilise alors ses cils pour nager vers d'autres horizons. Son choix est déterminé
par des critères de sécurité : si l'endroit où il se trouve est riche en nourriture, il faut vraiment l'ennuyer sans merci pour qu'il se décide à partir ". (1)
Didinium (protozoaire)
" mais quand vient l'heure du repas, pour des créatures sans cervelles, les protistes se montrent rusés et féroces. Beaucoup se contentent d'une promenade
désinvolte dans leur mare, et s'ils heurtent quelque bricole appétissante, ils la mangent, et tout va pour le mieux… Certains protistes font simplement circuler
quelques courants d'eau dans leur bouche et leur gosier, en priant pour que quelque chose de bon arrive avec l'eau. Mais passons à présent aux prédateurs
consacrés, aux carnivores qui usent de stratagèmes et d'armes subtils et imparables. Un groupe tout entier de protozoaires s'est spécialisé dans la poursuite
des proies. L'un d'entre eux s'appelle Didinium. Vu d'en haut, il paraît assez inoffensif. Il ressemble à une boule ronde qui rebondit gaiement et sans but, de haut
en bas, d'avant en arrière. Mais c'est un autre Didinium que nous voyons s'il vient à heurter une appétissante paramécie, protozoaire cilié en forme de pantoufle,
et aussi, version protiste de la saucisse. Le Didinium déploie immédiatement les petits dards qui entourent sa bouche, et les plante solidement dans sa victime.
Avec ces armes secrètes, infâmes et mortelles, il paralyse progressivement sa proie. Il lui faut effectivement des armes puissantes, car la paramécie
est souvent trois fois plus grande que lui, et nage très bien elle aussi. Heureusement pour le Didinium, le poison paralysant des dards n'a pas son pareil.
La paramécie se raidit rapidement et arrête de remuer. Alors, sans plus de cérémonies, la paramécie toute entière est engloutie dans la bouche du Didinium
qui s'apprête à la digérer. Didinium doit se dilater pour s'ajuster à sa proie. Et maintenant, dégoûtant tellement il est bouffi, il se remue en titubant un peu. Plus
question à présent de bonds spectaculaires… " (1)
Acinetopsis rara (protozoaire)
" les Acinetopsis rara sont fixées à un support par des pétioles ténus. Cependant, il leur faut aussi manger. Elles restent ainsi immobiles, oscillant
sur leur tige comme un parterre de tulipes livides et translucides. Mais cette douceur est trompeuse. C'est une véritable " fleur du mal ", s'il en fut,
qui s'épanouit sur cette tige. En effet A. rara possède un engin mortel : un lasso. Et voila notre palindromique A. rara, confortablement installée à la
façon d'un cow-boy qui se repose, assis sur la clôture du corral ; elle lançe et elle ramène son lasso, tentacule préhensile long et mince, avec désinvolture….
Mais notre A. rara est quelque peu gourmet. Rien ne peut satisfaire son appétit, si ce n'est un met particulier : il n'aime qu'une seule espèce de protozoaire
parmi les 20 000 existantes ! Seule la rimante Ephilota gemnipara peut apaiser les tiraillements d'estomac de notre A rara. Tant que le lasso infatigable ne
touche pas une Ephilota, il ne se passe rien ; mais si c'est le cas, le tentacule serre très fort sa proie, et une lutte de traction tragique commence ; car Ephilota
aussi s'accroche désespérément à son support. L'ultime traction se produit enfin : Ephilota est cruellement arrachée de son support pour être dévorée. Parfois,
quelques morceaux non consommés d'Ephilota restent collés sur A. rara, comme les débris du repas qui restent collés de façon dégoûtante à la barbe du gourmand
peu soigneux… " (1)
Labyrinthula coenocystis (protozoaire)
" les membres de cette espèce tendent à se regrouper au lieu de vivre séparés, chacun pour soi. Comme l'indique son nom, ce protiste bâtit un labyrinthe,
un labyrinthe délicat, joli et pratique. Une colonie de Labyrinthula construit un réseau de fils transparents et brillants qui sont tendus dans toutes les directions.
Lorsqu'un Labyrinthula désire voyager, il a le choix entre transport particulier ou transport public. Dans le premier cas, il se contente de nager de son propre
chef dans les environs. Sinon, il emprunte le réseau qui lui permet de se déplacer rapidement entre les fils du labyrinthe, comme un wagon dans un couloir de
métro vide… Il emprunte son monorail de cristal, s'élance et file dans les deux sens à travers les fils ".
L'euplote (protozoaire)
" il est difficile de trouver un protiste inintéressant, surtout lorsqu'il est en train de se déplacer. Mais ils ne sont tout de même pas tous aussi drôles
que l'euplote, ce protiste " Winnie l'ourson ", avec ses petites pattes… L'euplote fait partie des protistes qui fusionnent leurs cils en petites pagaies.
Le premier admirateur des protistes, Leeuwenhoek, appelait ces structures des pattes, et il avait peut être raison. Car ces créatures ne se servent
pas de ces cils fusionnés comme des pagaies, mais plutôt comme des pattes, pour trotter. Ils marchent sur ces petites pattes qui sont rigides et robustes…
Si la direction qu'ils suivent ne les satisfait plus, ou s'il semble qu'il y ait quelque chose d'intéressant à aller inspecter de plus prés, ils changent de route et de
vitesse en tournant promptement sur leurs jambes qui ressemblent à de petites échasses ". (1)
Gonium (algue verte)
" Gonium ressemble à une vraie société, sans organisation, une cité désorganisée qui serait peuplée d'anarchistes. Les individus se regroupent
selon un disque légèrement bombé comme un bouclier. Tous les protistes de la colonie Gonium s'installent, épaule contre épaule, la tête en avant
et le flagelle en arrière, perpendiculairement au disque. Ils s'assurent ainsi qu'ils effectuent bien le travail le plus dur et le moins performant ; pour
faire avancer cette communauté flottante, avec la face bombée en avant, ils choisissent en effet la ligne de plus grande résistance de l'eau. De
deux choses l'une, soit ils sont complètement nuls en hydrodynamique théorique, soit chacun réclame le droit à être devant. La progression du
Gonium est lente et inefficace, mais en revanche sa société est pure démocratie : chacun des citoyens peut se vanter de mener la barque. Ils
sont reliés entre eux par de fins filaments protoplasmiques, de telle sorte qu'ils auraient très bien pu s'entendre pour trouver un moyen de
propulsion plus efficace, mais ils ont choisi l'égalité ". (1)
Gonium ne se déplace peut-être pas d'une manière très performante, mais on peut penser que sa forme plate lui permet d'exposer au soleil
chacune de ses cellules photosynthétiques au même moment, et que donc il est très performant de ce côté-là. Tandis que Volvox, avec sa
forme sphérique, est obligé de tourner sur lui-même pour exposer tour à tour chacune de ses cellules à la lumière solaire.
Pandorina et Pleodorina (algues vertes)
" la colonie Pandorina, a la différence de Gonium, a renoncé à la démocratie. Bien que ses membres soient régulièrement espacés dans une boule,
ils n'ont pas le comportement égalitaire que l'on attendrait d'eux… Il est possible de distinguer les meneurs : ils sont situés à l'avant lorsque la boule
avance dans l'eau et, comme marque de leur position prestigieuse, ils sont décorés d'un ocelle rouge plus grand que celui des autres membres.
Les privilégiés de la colonie Pleodorina ne s'expriment pas de manière aussi courtoise : seules certaines cellules sont autorisées à se reproduire, à goûter
l'immortalité en transmettant leurs gènes. Il se passe quelque chose dans la colonie, à travers les frêles étais de cytoplasme translucide, qui empêche les
cellules antérieures de se reproduire. Il faut que leur corps et que leurs gènes meurent. Il n'y a pas de grâce. Si l'une de ces cellules condamnées quitte
la colonie, elle mourra ; de la même façon, si nous coupons les liens qui unissent les cellules, la colonie entière mourra ; les cellules situées à l'avant
doivent rester et attendre leur sort. Ces travailleur sans sexualité ont pour tâche de contribuer à la masse et à la mobilité, mais pas aux gènes, pour
la survivance de Pleodorina ". (1)
Volvox (algue verte)
" …maître es société et créature fabuleusement belle. Je pourrais décrire aisément cette colonie, et c'est ce que je vais faire, mais la seule façon de décrire
Volvox, c'est de dire que sa beauté est indescriptible. C'est un globe miroitant, une sphère constellée de cellules vertes translucides, et qui tourne en scintillant
dans le champ de lumière. Chaque cellule est liée aux six cellules voisines par de fragiles faisceaux de protoplasme qui forment une toile d'araignée permettant
les communications, et dont les ordres sont suivis à la lettre. Une colonie Volvox peut comporter de 500 à 500 000 individus distincts ; un village ou une ville. Les
battements coordonnés des flagelles font tourner Volvox sur lui-même, tout en le faisant avancer. Chaque cellule est comme une étoile accrochée dans un firmament
translucide en rotation, et chaque cellule aide la colonie à trouver sa place au soleil. Si la lumière est trop sombre ou trop intense, les cellules actionnent un petit
flagelle d'appoint situé sur le côté, conduisant ainsi la colonie vers des conditions meilleures.
On ne peut pas le voir, mais une colonie Volvox abrite une très petite élite. Quelques cellules de l'hémisphère sud, parfois 2, mais jamais plus de 50, sont choisies
pour la procréation, pour former de nouvelles colonies par elles-mêmes. Ces cellules peuvent se reproduire, soit par la voie sexuée, soit de façon asexuée par simple division.
Les cellules reproductrices par voie sexuée fabriquent des gamètes mâles ou femelles qui formeront la nouvelle génération en fusionnant.
Les autres cellules reproductrices, celles qui ne pratiquent pas la reproduction sexuée, se divisent pour construire un nouveau dôme géodésique aussi spectaculaire.
Elles sont peut-être privées d'une expérience qui aurait pu être excitante pour elles, mais elles réalisent un numéro spectaculaire qui est par contre terriblement
excitant pour nous : ces cellules se multiplient en formant une colonie nouvelle qui reste cachée à l'intérieur de la sphère parentale ; les nouvelles cellules ne
possèdent pas de flagelle et ont la tête tournée vers l'intérieur ; quand approche le moment de sortir, il se produit un grand retournement topologique : la
surface intérieure devient la surface extérieure après être passée à travers un pore de la colonie mère, comme une bulle soufflée de l'intérieur vers l'extérieur.
Lorsque ces cellules se retrouvent dehors, les têtes pointant maintenant vers l'extérieur de leur sphère, leurs flagelles poussent, et ce nouveau petit monde
colonial se met bravement à nager. Etant donné que les nouvelles colonies ne sont pas libérées avant que la colonie mère ne soit prête à mourir, les colonies
filles sont gardées parfois à la maison assez longtemps pour avoir elles-mêmes des colonies filles. Ces petites choses suspendues attendent la mort et la
désintégration de leur aïeule, car c'est seulement alors qu'elles seront enfin libres de vivres par elles-mêmes.
Les cellules reproductrices de l'hémisphère sud qui donnent naissance à des gamètes mâles, gamètes qui possèdent la mobilité et la fonction du sperme,
sont capables de réaliser le même numéro topologique : une fois libres, les gamètes s'éloignent à la nage à la recherche d'une cellule femelle encore retenue
dans la toile familiale ; car la cellule femelle ne peut quitter le foyer si elle n'a pas été fécondée. Après la fécondation, celle-ci s'entoure d'un manteau dur et
épineux qui la protégera des grands froids de l'hivers. Cette nouvelle colonie ne nage pas, mais se laisse tomber au fond de la mare, et reste sans vie
jusqu'au printemps suivant. Alors, elle se joindra au reverdissement général en abandonnant son manteau sombre et peu élégant pour fleurir en un
merveilleux tourniquet. C'est un monde tout entier qui revient à la vie pour tournoyer dans son propre univers aquatique ". (1)
(1) " The Center of Life ", A Natural History of the Cell de L L Larison Cudmore, David & Charles, Newton Abbot (1977)
(2) " Five Kingdoms ", An Illustrated Guide to the Phyla of Life on Earth, Lynn Margulis, Karlene V. Schwartz, W. H. Freeman and Company (1982)
(3) Guide méthodologique pour la mise en œuvre de l'indice biologique diatomées NF T 90-354, Agences de l'eau, MATE Direction de l'Eau, Cemagref (2000)
(4) La Féerie du Microscope, de Marcel Rolland, 1947
(5) Flore pratique des algues d'eau douce de Belgique, Par P. Compère. Jardin Botanique National de Belgique. B-1860 MEISE.
Volume 1 : Cyanophyceae, 1986, D/1986/0325/14
Volume 2 : Pyrrhophytes ; Raphidophytes ; Euglenophytes, 1989, D/1989/0325/7
Volume 3 : Rhodophytes, 1991, D/1991/0325/6
Volume 4 : Charophytes, 1992, D/1992/0325/2
Volume 5 : Desmidiees 1, 2001, D/2001/0325/2, ISBN 90-72619-48-X
De nombreuses photos proviennent du site www.micrographia.com. Merci de donner l'authorisation d'utiliser ces
photographies !
UN GRAND MERCI A ANNE SPITERI POUR LA REDACTION DE CET ARTICLE ET A PIERRE-OLIVIER SPITERI POUR LES PETITS DESSINS !