Le rat musqué est un gros rongeur brun clair pouvant mesurer jusqu’à
40 cm, queue comprise. Le rat musqué a été introduit et s’est échappé
d’élevages au début du XXème siècle. Il a proliféré au point de
devenir un problème, ce qui est souvent le cas pour les introductions non
contrôlées. Le rat musqué creuse en effet ses terriers dans les digues de terre
qui peuvent s’effondrer et provoquer d’importantes inondations. Il creuse aussi
des terriers verticaux, remplis d’eau qui ont la fâcheuse tendance à être
invisibles, avant que l’on s’y enfonce jusqu’au genou… Il peut aussi
construire un hutte de roseaux dans les régions où il n’est pas dérangé.
Rongeur amphibie, il nage et plonge très bien, en s’aidant de sa
queue aplatie latéralement. Il se nourrit surtout de végétaux, mais aussi de
petits invertébrés.
Présent dans toute la partie nord de la France, Suisse, Belgique,
Pays bas, Danemark. Manque en Espagne, Portugal, Italie, corse, Grèce…
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Autrement nommé rat d’égout, surmulot, c’est un mal aimé, car il
vit souvent dans les tas d’ordure et les égout, à proximité de l’homme. Le rat
gris est opportuniste, son aire de répartition s’est étendue avec l’arrivée de
la civilisation moderne. Considéré comme un vecteur de la peste, on le combat
énergiquement par piégeage et poisons (mort au rat, anticoagulants…). On
considère qu’à Paris les rats gris sont plus nombreux que les hommes.
Mais avant d’être un familier de l’homme, le rat gris vivait dans
les mêmes conditions que le campagnol amphibie : près des lacs, marais,
étangs. Il creuse des terriers en laissant les déblais devant l’entrée.
La musaraigne aquatique est un tout petit mammifère insectivore
présent dans toute la France. Pèse entre 8 et 23 grammes. La musaraigne
aquatique est essentiellement nocturne et s’est adaptée à la vie
aquatique : des poils raides bordent ses pattes et sa queue. Elle vit près
de l’eau : ruisseaux rapides, fossés étangs, cressonnières… On peut la
repérer surtout aux traces qu’elle laisse : coulées, amas de crottes,
restes de proies (escargots, batraciens ou poissons partiellement
consommés), provisions d’escargots.
Nage et plonge, mais doit prendre de l’élan pour plonger car elle
flotte avec l’air contenue dans ses poils.
IDENTIFICATION : dessus gris foncé ou noir, dessous blanc
sale assez nettement limité. Entre 63 et 96 mm de long (corps + queue). Double
rangée de poils sous la queue. Extrémité des dents rouges.
Le raton laveur est un animal bien connu de tous par sa présence
dans de nombreux films et dessins-animés. C’est, en Europe, un animal importé
d’Amérique pour sa fourrure et qui s’est échappé d’élevages. Il vit dans les
lieux boisés au voisinage de l’eau. Il vit dans des gîtes, souvent dans des
trous d’arbre. Entièrement gris, avec un masque noir autour des yeux et une
queue annelée épaisse (4 à 6 anneaux). Mesure entre 48 et 70 cm avec la queue
et pèse en moyenne 8 kg.
Le Raton laveur se nourrit de fruits, graines, glands, animaux
aquatiques (grenouilles, insectes), petits mammifères… Il a l’habitude de « laver » ses
aliments dans l’eau, d’où son nom. On le trouve pour le moment surtout en
Allemagne, mais aura tendance à développer son aire de répartition en France,
car opportuniste. Peut vivre en ville au contact de l’homme, ou il renverse les
poubelles pour se nourrir.
Le vison d’Europe est un animal similaire à la loutre, mais plus
petit : 30 à 40 cm de long en comptant la queue. Pelage presque
entièrement brun foncé, avec une petite tâche blanche sur les lèvres.
Moustaches blanches.
C’est un carnivore nocturne et amphibie qui vit dans les lieux
boisés à coté de l’eau. Il se nourrit des mammifères aquatiques, rat,
campagnols, oiseaux, batraciens, poisons. Son gîte est soit un arbre creux, soit
un terrier sur la rive, avec l’entrée au dessus de l’eau. Le vison est un
solitaire. Il est très fortement en déclin en Europe, Ne survit plus que dans
quelques département de l’ouest de la France.
Très semblable au vison d’Amérique, mais les lèvres supérieures
sont blanches. Plus foncé que le vison d’Amérique, et légèrement plus petit.
Ce vison est un animal très semblable au vison d’Europe mais plus
clair et qui n’a pas les lèvres supérieures blanches. Entre 450 et 1000 g.
Le vison d’Amérique est un animal qui a été importé des
États-Unis pour sa fourrure et qui a été libéré, s’est échappé ou à été
introduit. Plutôt présent en Europe du Nord : Angleterre, Belgique, Pays
Bas, Suède, Finlande, Mais aussi Espagne, France ou l’augmentation de ses
effectifs est rapide. Ne peut plus être exterminé en Europe, car il est déjà
trop répandu.
Occupe les niches écologiques de nombreux mammifères Européens,
comme la loutre, le putois, le vison d’Europe, ce qui peut accélérer leur
disparition.
La loutre commune est un prédateur aquatique présent dans toute
l’Europe, à l’exception de la Corse, Sardaigne, Islande et une partie de la
Grande-Bretagne. C’est un animal qui s’est beaucoup raréfié ces dernières
décennies à cause de la pollution, et
surtout à la disparition de son habitat naturel. La loutre vit dans des lacs,
canaux, marais, étangs, mais demande un territoire de grande taille : de
10 à 60 km2.
De grande taille, jusqu’à 1,37 m pour un mâle en comptant la
queue, elle peut peser jusqu’à 17 kg, mais le plus souvent pèse 10 kg pour les
mâles et 7 kg pour les femelles. La loutre est brune sur le dessus et beige à
gris sale sur le dessous, elle a un corps allongé, taillé pour la nage avec une
queue puissante et de courtes pattes.
Elle est plutôt nocturne, ce qui la rend peu visible. Sa présence
est en général révélée par les traces laissées : coulées, traces, points
de sortie de l’eau, déjections qu’elle laisse en évidence sur des pierres ou
des souches (=épreintes). Carnivore, elle se nourrit de petits poissons,
parfois d’oiseaux, campagnols, amphibiens, insectes, vers…
Sa sauvegarde est importante. Les principales cause de mortalité
sont : noyade dans des nasses à poisson, filets à anguille, pollution des
eaux, dératisation, pollution des rivières et bétonnage des rives, circulation
routière, chien errants. Les élus locaux doivent comprendre l’intérêt des zones
inondables. Le bétonnage des rives est absurde, parfaitement inefficace. Il
favorise les inondation brutales et appauvrit les milieux naturels.
Le castor d’Europe est un très grand rongeur bun foncé à très
foncé. Il a une grande queue aplatie et écailleuse qu’il claque sur l’eau en
cas d’alerte. Le castor est un animal discret que l’on voit rarement, mais il
laisse des traces très visibles et peut même modifier l’environnement. Il
construit des huttes bien connues en abattant les petits arbres, bouleaux,
saules, aulnes, sauf dans la vallée du Rhône, où il vit dans des terriers.
Cette hutte possède des entrées immergées et peut devenir de très grande taille
si elle est occupée par plusieurs générations successives. Le castor peut aussi
construire des barrages afin de réguler le niveau de l’eau, pour que les entrées
de sa hutte soient suffisamment protégées.
Cette habitude de couper des arbres et des arbustes n’est pas
souvent appréciée des propriétaires terriens. Si on ajoute à cela une fourrure
recherchée, on comprend pourquoi les population de castor ont été très
dégradées en Europe. Depuis 40 ans, les réintroductions, la protection et un
meilleur statut de cette espèce ont permis son développement dans un quinzaine
de départements Français.
Le castor mesure entre 75 et 90 centimètres pour un poids pouvant
aller jusqu’à 38 kg.
Le campagnol amphibie est un petit rongeur d’une vingtaine de
centimètres qui vit près de l’eau (marais, lacs, rivières lentes…) avec
beaucoup de végétation.
Il a une forme arrondie, ses oreilles sont peu visibles. Il est
brun sur le dessus, mais un peu plus clair en dessous. La queue est moins
longue que le corps et est pourvue de poils, mais n’est pas touffue.
L’identification de ce campagnol est difficile : il est presque identique
au campagnol terrestre. Il a un pelage en général plus sombre, et il est
généralement plus grand, mais cette caractéristique est assez difficile à
apprécier. La reconnaissance formelle des deux espèces est faite sur le nombre
de chromosomes.
Le campagnol amphibie creuse des terriers proche de l’eau dont
les déblais sont éloignés de l’entrée, contrairement au rat gris.
Le ragondin est encore un envahisseur… Comme beaucoup de
mammifères aquatiques, sa fourrure était recherchée au début du siècle. Il
s’est donc tout naturellement échappé des élevages Européens et à proliféré.
Comme le rat musqué, il creuse des galeries qui sont particulièrement
dangereuses pour les digues de terre. Celle-ci peuvent en effet s’ébouler et
provoquer d’importantes inondations. Il vivait normalement en Amérique du Sud.
Le ragondin est brun moyen, avec les incisives oranges vif, les
vibrisses et la face blanchâtre. C’est un très gros rongeur, d’aspect massif et
imposant, mesurant entre 35 et 65 cm et pouvant aller jusqu’à 10 kg. Il est
assez haut sur patte et sa queue est cylindrique, d’assez gros diamètre.
Le ragondin est avant tout végétarien, il consomme la plupart des
végétaux aquatiques : roseaux, carex, rubanier. Mais en hiver, les
végétaux étant beaucoup plus rares, il recherche plutôt les tubercules, les
rhizomes. Il fait ainsi couramment des dégâts dans les champs et les cultures
maraîchères des zones humides.